Le goitre désigne une pathologie provoquant l’augmentation du volume de la thyroïde qui se localise dans le cou. C’est une hypertrophie qui peut durer temporairement ou au contraire être associée à un problème thyroïdien plus grave. Il est possible d’avoir un goitre simple, sans sous-production ou surproduction d’hormones, non cancéreux ou toxique. Dans ce dernier cas, il y a la survenue d’un dérèglement hormonal. En fonction du type, les causes et les solutions de traitement sont différentes. Une chirurgie goitre peut être nécessaire dans certaines situations. Découvrez ce qu’est l’opération chirurgicale du goitre, ceux qu’il est nécessaire d’opérer, ainsi que les risques et complications après avoir réalisé une telle intervention.
Avant de vous expliquer comment se déroule la chirurgie goitre, comprendre de quoi l’on parle est indispensable. Le goitre se caractérise par une augmentation du volume de la glande thyroïde. C’est une maladie qui peut être due à l’ingestion de médicaments et d’autres substances, ou à une carence en iode. Il arrive que parfois cette pathologie soit asymptomatique ou qu’elle provoque des symptômes de la sphère O.R.L. Ces derniers sont notamment une voix rauque, des troubles de la déglutition, une gêne respiratoire, prise de poids, fatigue, peau sèche, amaigrissement, nervosité, palpitations, etc. Le goitre est une affection pouvant survenir en raison d’un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde. Dans ce cas, on parle d’hyperthyroïdie qui est une surproduction d’hormones thyroïdiennes, ainsi que d’hypothyroïdie, une insuffisance thyroïdienne. L’une des autres causes du goitre est les troubles auto-immuns (thyroïdite de Hashimoto, maladie de Basedow). Les facteurs de risque peuvent être d’ordres nutritionnels, génétiques, hormonaux, environnementaux, mais aussi à cause d’adénomes thyroïdiens, de kystes et de tumeurs. La majorité des goitres peuvent être identifiés à la palpation et à l’augmentation du volume du cou (région antérieure).
Différents types de goitres existent, mais tous n’ont pas besoin d’être opérés :
Les goitres nodulaires, cancéreux et plongeants nécessitent de recourir à un traitement chirurgical (thyroïdectomie, lobectomie thyroïdienne et sternotomie). Dans le cas d’une carence, le patient reçoit un complément en iode. Pour les goitres qui s’accompagnent d’un dysfonctionnement de la thyroïde, ils doivent prendre un traitement médicamenteux pour réguler la production d’hormones.
Comme cité ci-dessus, en fonction de la gravité du goitre, le traitement médical proposé sera différent. Un suivi endocrinologique régulier (échographie, palpation, bilan sanguin) est prescrit lorsque celui-ci reste de petite taille, ne provoque pas de compression et n’a pas d’influence sur la sécrétion d’hormones. La chirurgie du goitre est recommandée lorsque ce dernier gêne la personne au niveau de son cou et qu’il est inesthétique. L’intervention chirurgicale s’effectue sur un goitre nodulaire et un goitre plongeant.
L’une des opérations est la thyroïdectomie qui s’effectue sous anesthésie générale avec intubation orotrachéale pour la ventilation. Elle consiste à faire une ablation totale ou partielle de la glande thyroïde en cas de goitre multinodulaire. Le spécialiste incise à la base du cou, identifie et préserve le nerf récurrent localisé des deux côtés. Dans le cas d’une tumeur qui a envahi le nerf récurrent, celui-ci doit être retiré également. Après une telle chirurgie, un traitement hormonal substitutif peut être nécessaire. Cet acte chirurgical du goitre dure en moyenne entre 1 à 2 heures. Le patient doit être hospitalisé entre 3 et 5 jours.
L’autre intervention est la lobectomie thyroïdienne pour les personnes qui n’ont qu’un seul nodule à retirer. Celle-ci consiste à la suppression du lobe thyroïdien avec la présence d’un nodule. Il s’agit donc de l’ablation chirurgicale de la moitié de la glande thyroïde. Cela signifie donc l’ablation complète du lobe. Un traitement hormonal substitutif postopératoire n’est pas prescrit dans la majorité des situations pour ce type d’intervention, mais peut être nécessaire dans 30% à 40% des cas avec un contrôle du dosage de la TSH. L’hospitalisation ne dure que 24 heures.
Enfin, la troisième chirurgie goitre réalisable est la sternotomie. La sternotomie est effectuée sur un goitre plongeant ou endothoracique (goitre envahissant la poitrine à cause de son volume et qui descend le long de la trachée) qui entraîne un symptôme compressif, des difficultés à respirer et à déglutir. Ce type de chirurgie doit être faite si le goitre plongeant est de taille importante ou qu’il engendre des symptômes compressifs qui invalident le patient. Le chirurgien réalise une incision sur le cou (cervicotomie), mais peut aussi ouvrir le sternum (sternotomie). À savoir qu’il est toujours envisageable de procéder à une opération chirurgicale du goitre pour raisons esthétiques.
Après une opération du goitre, surtout dans le cas d’une thyroïdectomie totale et thyroïdectomie subtotale, les patients doivent prendre un traitement substitutif d’hormones thyroïdiennes à vie. En effet, sans apport hormonal thyroïdien, les personnes opérées du goitre ont de nombreux effets secondaires :
Pour obtenir plus d’informations sur la chirurgie du goitre, contacter le docteur Andréa Patrizi est tout à fait possible et fortement recommandé. Cet article est à titre informatif et ne remplace pas l’avis d’un spécialiste.
Le docteur Andréa PATRIZI vous propose un accompagnement personnalisé depuis la première consultation jusqu’aux soins post-opératoires.
Nos chirurgiens privilégient les techniques chirurgicales adaptées au traitement de votre pathologie.